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ALIMENTATION ANIMALE OGM

1. QU'EST-CE QU'UN ORGANISME GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ (OGM) ET QUEL EN EST L'USAGE ?

  • Un OGM désigne une plante ou un animal dont le patrimoine génétique a été modifié artificiellement pour lui conférer une nouvelle propriété. En agriculture, la modification génétique des plantes est utilisée à différentes fins : améliorer les rendements agricoles (ex : en renforçant la résistance aux herbicides ou aux ravageurs), réduire certains impacts environnementaux (ex : consommation d’eau), ou encore améliorer les qualités organoleptiques ou nutritionnelles (ex : riz enrichi en vitamine A).
  • Aujourd’hui, alors qu’un seul OGM issu de transgenèse est autorisé à la culture en Europe - le maïs MON810, principalement cultivé en Espagne, aucun OGM n’est autorisé à la culture en France (hors parcelles expérimentales).
  • En revanche, certains OGM sont autorisés à l’import (soja, maïs, colza, coton, etc.). La grande majorité de ces importations d’OGM (80%) concerne l’alimentation animale, dont principalement du soja, utilisé principalement pour nourrir les animaux d’élevage.
  • Les filières les plus concernées en France par la présence d’OGM sont donc les filières animales pour la partie alimentation animale.

2. QUELLES SONT LES CONTROVERSES ASSOCIÉES ?

Un cadre juridique controversé autour des OGM

  • Aujourd’hui le cadre réglementaire européen entourant les OGM concerne les OGM obtenus par transgénèse (implantation d’un ou plusieurs gènes dans un organisme vivant).
  • Les controverses grandissent sur les OGM dits « cachés », c’est-à-dire obtenus par d’autres techniques comme la mutagénèse (processus visant à faire muter directement le gène de l’organisme vivant).
  • Le cadre réglementaire est donc en constante évolution : des travaux sont en cours pour évaluer ces nouvelles technologies de modification du génome.


Une cristallisation autour de l’usage des pesticides associé aux OGM

  • La plupart des OGM sont développés pour être utilisés en association avec certains pesticides spécifiques tels que le glyphosate (ex : maïs MON810 ou « Round’up Ready ») ou encore pour produire directement certaines toxines (ex : Maïs Bt).
  • Les ONG opposées à l’utilisation des OGM dénoncent un risque de systématisation de l’usage des pesticides (ou de la présence de toxines pouvant mener à un phénomène d’antibioresistance) induite par les OGM.
  • Or, les études mettant en évidence les risques pour la santé et pour l’environnement que représente l’usage des pesticides sont de plus en plus nombreuses :
    • Une méta-analyse de 2007 a montré que la plupart des cancers étudiés étaient associés avec une exposition aux pesticides.
    • Une incertitude sur le niveau de cancérogénicité du glyphosate classé en 2015 par le CIRC comme « probablement cancérigène », puis déclassé à la suite d’une étude de l’OMS et de la FAO.
    • Une étude a montré que les sols agricoles cultivés sans pesticides sont en « meilleure santé », avec notamment un niveau de matière organique plus élevé et une meilleure résistance à la sécheresse.


Une absence de consensus sur l’impact vis-à-vis de la santé humaine

  • La communauté scientifique est partagée sur l’impact de la consommation d’OGM sur la santé humaine : il n’existe aujourd’hui aucun consensus sur le sujet et donc un manque d’information fiable sur d’éventuels risques pour la santé en termes de toxicité, d’allergies, etc. liés à la modification de l’expression des gènes dans la plante.
  • Par ailleurs, l’impossibilité de détecter l’ADN génétiquement modifié ingéré par les animaux complexifie les recherches.
  • Sur ces aspects sanitaires, les OGM résistants à un herbicide ou synthétisant une toxine, sont particulièrement visés par la controverse étant donné qu’ils systématisent l’emploi ou la présence de substances à risque.


Une dissémination des gènes : des impacts potentiels sur la biodiversité

  • La dissémination des OGM est aujourd’hui avérée : plusieurs études ont prouvé que les traits génétiques des plantes GM pouvaient se transmettre à des cultures conventionnelles ou à des plantes sauvages. Par exemple, une étude de 2012 a montré que 83 % des plants de colza sauvages collectés possédaient un gène de résistance issu de manipulations génétiques.
  • L’acquisition, par certaines mauvaises herbes, de gènes de résistance aux herbicides constitue un risque de prolifération de ces mauvaises herbes résistantes, qu’on ne serait alors plus en mesure de gérer.


Une controverse éthique liée à l’usage d’OGM
Outre ses aspects sanitaires et environnementaux, la controverse sur les OGM porte également sur de nombreux points éthiques, de la brevetabilité du vivant à la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des firmes de l’agrochimie :

  • La préoccupation immédiate des agriculteurs et des ONG tient à l’appropriation des semences par les firmes de l’agrochimie. En effet, en rendant leurs plantes OGM infertiles, ces entreprises sont accusées d’empêcher les agriculteurs de ressemer leur production l’année suivante, bien que cette question dépasse le cadre strict des OGM.
  • Les opposants aux OGM mettent également en avant les risques liés à la généralisation des OGM : la banalisation des manipulations génétiques sur les végétaux et les animaux pourrait mener à des modifications sur les humains, voire à de l’eugénisme.


Une monoculture intensive de soja en Amérique du Sud qui représente une menace pour la forêt amazonienne

  • En France, le soja est le principal OGM importé pour l’alimentation animale alors que sa production intensive en Amérique du Sud menace la pérennité de la forêt amazonienne.
  • En effet, de nombreuses ONG comme GreenPeace, le WWF, Grain ont établis le lien entre déforestation non maîtrisée au Brésil et en Argentine et la monoculture du soja en particulier transgénique (environ 75% des cultures de soja sont OGM au Brésil ).


Un étiquetage hétérogène ; des attentes fortes des consommateurs en termes de transparence et traçabilité

  • Au sein de l’Union Européenne, la réglementation de l’étiquetage sur les OGM est différente entre produits végétaux et produits animaux. Si sur les produits d’origine végétale, la mention de la présence d’OGM est obligatoire à partir d’un seuil de 0.9%, ce n’est pas le cas pour les produits d’origine animale.
  • L’emploi d’OGM en alimentation animale inquiète les consommateurs français, qui souhaitent être mieux informés via l’étiquetage des produits.
  • En réponse aux attentes des consommateurs, il est possible depuis 2012 de valoriser l’absence d’OGM sur les filières animales grâce à un label volontaire (étiquetage « issu d’animaux nourris sans OGM, soit <0.1% soit <0.9%).

3. POSITIONNEMENT DE U

Compte tenu des différentes controverses autour des OGM et de la volonté de U à soutenir les filières agricoles françaises, U s’engage sur ses produits U :

À réduire la part de soja dans l’alimentation animale

  • Depuis plus de 10 ans, U s’est engagé aux côtés de Bleu-Blanc-Cœur, dont le cahier des charges exige l’introduction dans l’alimentation des animaux des sources naturelles en oméga 3 (graines de lin, luzerne, herbe, etc.). Ceci permettant entre autre de réduire la part de soja dans l’alimentation animale limitant les risques de recours par les éleveurs au soja importé depuis l’extérieur de l’Union Européenne, potentiellement issu de plans génétiquement modifiés et de méthodes de culture contribuant à la déforestation.


À maîtriser l’alimentation animale dans les différentes filières en actionnant deux leviers

  • Privilégier l’alimentation animale produite localement en accompagnant ses fournisseurs dans des plans de progrès visant à privilégier l’alimentation animale produite localement (pâturage, céréale française...)

4. FILIÈRES CONCERNÉES PAR LA DÉMARCHE

Aucun produit à Marque U ne contient d’ingrédient OGM.
Concernant l’alimentation animale sans OGM, la démarche est mise en place sur la gamme U/Nouvelle Agriculture, soit 39 références, au rayon boucherie/volaille :
- Porc : 25 références de découpe, saucisserie, farce
- Poulet : 12 références
- Lapin : 2 références