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Le respect des sols, c'est le coeur de notre agriculture

Avec des producteurs, des experts et d’autres entreprises de l’agro-alimentaire, nous avons créé le mouvement Pour une Agriculture du Vivant. Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est ce que ça change ?
Marie-Christine et Jean-Paul Devulder, producteurs de pommes de terre pour certains de nos magasins et adhérents à cette démarche nous éclairent.

BIEN MIEUX LE MAG - DECEMBRE 2018

Pouvez-vous nous présenter votre exploitation ?

C’est une exploitation située entre Reims et Rethel, en Champagne-Ardenne, où nous cultivons depuis 1994 des pommes de terre, des céréales et des betteraves sucrières. On travaille en famille : mon épouse, mes deux filles et mes deux gendres ! Depuis 1996, on conditionne les pommes de terre sur place. Et on pratique l’Agro-écologie depuis 20 ans. Nous sommes donc tout naturellement devenu adhérent de l’association Pour une Agriculture du Vivant (PADV).

Qu’est-ce qui vous a poussé vers cette démarche ?

Dans notre région, on est sur un sol de craie. À chaque fois qu’on labourait, on remontait de la craie, c’est calcaire et ça refroidit le sol. Or je voulais travailler le sol sans le dégrader, qu’il reste sain et vivant, c’est une marque de respect. Le sol, c’est comme un être humain.
L’Agriculture du Vivant, c’est un moyen d’avancer vers ce respect.

Qu’est-ce que ça change en pratique, dans le mode de culture ?

On prend plusieurs engagements, notamment celui de couvrir les sols le plus longtemps possible. Après la récolte de pommes de terre, on sème des cultures qui vont travailler le sol : avoine, lin, trèfle d’Alexandrie… Elles restent en place jusqu’en avril, au moment de la plantation de nouveaux plants de pommes de terre. Naturellement, leurs racines vont à la fois fissurer le sol et empêcher la pousse des mauvaises herbes, donc : pas besoin de désherbants, ni de retourner le sol ! Comme ça, le sol continue de vivre et cela évite son érosion. Je n’ai plus labouré depuis vingt ans !

Quels sont les autres intérêts ?

Comme on ne désherbe pas, on traite moins.
On est en train de monter le cahier des charges, pour l’instant, on s’est fixé une réduction de moitié de l’indice de fréquence des traitements, mais on peut aller beaucoup plus loin, ce n’est qu’un début !

Les 3 piliers de l’Agro-écologie

On ne laisse jamais la terre à nu

Un sol non recouvert ne crée pas d’énergie, alors que les végétaux absorbent la lumière et participent ainsi à un processus de photosynthèse. Leur présence évite aussi le désherbage.

BIEN MIEUX LE MAG - DECEMBRE 2018

On limite le labour du sol

Rien de mieux pour préserver la fertilité du sol et l’enrichir, en faisant se succéder des cultures variées et des “engrais verts”, en alternance, sur un même terrain.

BIEN MIEUX LE MAG - DECEMBRE 2018

On limite le labour du sol

Ainsi, on limite l’érosion et on laisse en paix les organismes vivants indispensables pour dégrader les déchets et enrichir la matière organique (matière formée par les êtres vivants : animaux, végétaux, bactéries).

BIEN MIEUX LE MAG - DECEMBRE 2018
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